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L'école de Cheverny au début du XXème siècle |
En cet hiver rigoureux de la fin du XIXe siècle,
Henri Blanchet, petit garçon de 7/8 ans, prenait, comme presque chaque jour, le
chemin de l’école de Cheverny.
Il habitait le lieudit “Bois de Louis”, près de la route “Cour Pavée” et se rendait à pied à la croix de l’Ormeau, première étape où se regroupaient quelques copains et copines. Puis ils repartaient ensemble, en passant par le lavoir, jusqu’à la grille du château de Cheverny où les rejoignait un autre petit groupe d’écoliers qui arrivait de la route de Contres.
Il habitait le lieudit “Bois de Louis”, près de la route “Cour Pavée” et se rendait à pied à la croix de l’Ormeau, première étape où se regroupaient quelques copains et copines. Puis ils repartaient ensemble, en passant par le lavoir, jusqu’à la grille du château de Cheverny où les rejoignait un autre petit groupe d’écoliers qui arrivait de la route de Contres.
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La grille du château de Cheverny, il y a seulement quelques décennies, n'était pas celle d'aujourd'hui |
Il faisait très froid ce matin là et la barbelée (gelée blanche)
recouvrait la grille. Un des enfants, un peu plus espiègle que les autres ou
peut-être pour épater les filles, eût l’idée de passer sa langue sur la glace
de la grille pour en apprécier le goût... Mal lui en prit : sa langue resta
collée au métal, et pas moyen de l’en décoller ! Il aurait pu rester longtemps
ainsi sans la présence d’esprit d’un de ses camarades qui, malgré les morsures
du froid, n’hésita pas à dégainer son “petit robinet très personnel” et urina
abondamment sur la langue de son ami pour la dégeler. On imagine que
l’imprudent retrouva rapidement l’usage de sa langue pour remercier le
secouriste en herbe. L’histoire ne dit pas par quoi les filles ont été le plus
épatées...
Merci à Maurice Blanchet, fils d’Henri né en 1881, qui
nous a rapporté cet épisode vécu par son père.
Maurice Blanchet est décédé en janvier 2012.
La Grenouille - La Grenouille n° 10 - Janvier 2011
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