Des rues et des Hommes (ou des femmes) à Cour-Cheverny(1)
La commune de Cour-Cheverny possède environ 140 avenues, rues, ruelles, boulevards, voies, allées ou places dont une vingtaine portent un nom de personne. Certaines d’entre elles sont célèbres nationalement ou internationalement (Victor Hugo, Sadi Carnot, Léon Gambetta…), d’autres le sont plus localement et d’autres enfin n’évoquent rien à la plupart des habitants de la commune, qui s’interrogent parfois sur l’origine de ces appellations. De la même façon que nous nous intéressons à l’origine des noms de lieudits, il nous a paru utile de répertorier ces rues associées à des personnages afin que certains, surtout les plus méconnus, ne tombent pas dans l’oubli…
À noter que seule la commune de Cour- Cheverny
possède des rues portant le nom de personnes ; les rues de Cheverny ne portent
que des noms dont l’origine est liée à des lieudits ou/et à la topographie
locale.
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Préparatifs du marché avenue de la République |
« Lors de la réunion extraordinaire du Conseil municipal du 2 avril 1905 et sur proposition du maire, Monsieur Mahoudeau, le Conseil décide d’attribuer aux rues et places du bourg les dénominations suivantes : les rues Martinet et Gilette conservent leur appellation d’origine. Les noms de certaines rues comme Barberet, Munier, Denet, Ribeiro, Decuves, Leroy, Fourché, ont été attribués pour perpétuer le souvenir de généreux bienfaiteurs communaux. Les autres noms ont été choisis parmi ceux d’hommes illustres qui, par leur dévoue-ment et leur patriotisme ont contribué au développement de nos institutions actuelles. Le Conseil décide que des plaques indicatrices seront posées à l’entrée de chaque rue ou place (ce qui est une innovation), et charge le maire d’en faire l’acquisition ».
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Rue de Bracieux devenue rue Barberet |
• Place Victor Hugo
Victor Hugo (1802-1885) : on ne le pré-sente plus… Auparavant
place de l’Église. Communément, on a toujours, et encore aujourd’hui, employé
les deux noms pour désigner cette place.
En juillet 1928, il est prévu une voie nouvelle passant
derrière l’église (alors nommée impasse Berrué-Marteau) rejoignant la rue
Augustin Thierry. Du fait de nombreux litiges avec les riverains et
l’impossibilité de trouver un accord avec la municipalité quant au prix du
terrain, la jonction ne fut jamais réalisée et cette voie est restée une
impasse...
• Place de la République (et avenue)
Auparavant : place de la Mairie. En 1906, suite à une demande,
le Conseil municipal autorise le maire « à faire abattre les quelques arbres
de l’avenue de la République qui, pour la plupart sont morts, et en raison de
leur peu de valeur, à les vendre à l’amiable au mieux des intérêts de la
commune, sans avoir recours à une adjudication ».
En novembre 1921, le conseil décide « la pose de chaînes pour
attacher les chevaux les jours de marché, à l’emplacement le mieux approprié de
la place pour ne pas gêner la circulation. Plus tard, il fait poser des barres
ou traverses destinées à recevoir les licols ou tous autres liens qui empêchent
les animaux de circuler librement sur la place du marché ».
En 1925, « des travaux d’assainissement sont réalisés sur la
partie située devant la salle des fêtes (l’actuelle mairie) où se tient
le marché, dans la saison d’hiver, afin que les vendeurs et acheteurs ne soient
plus obligés de patauger dans la boue, sur un terrain rendu boueux par le
déversement des gouttières avec le marché public et le piétinement sur place
pendant les quelques heures que dure la vente des produits. Après l’exposé des
frais : achat de grilles, buses, etc., nécessités pour rendre la place saine et
praticable, le Conseil approuve le devis de 2 000 francs, et demande
l’exécution des travaux, avec le plus d’économie possible ».
À noter qu’en mai 1940, Louis Sauvage, adjoint faisant fonction
de maire, l’assemblée communale donne le nom du maréchal Pétain à l’avenue de
la République, « en l’honneur des services que le chef de l’État rend à la
patrie (1).» L’Histoire fera que quelques années plus tard, cette avenue
reprendra son nom d‘origine.
• Rue Nationale
Auparavant : Grande Rue.
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La Grande Rue est devenue Rue Nationale en 1905. |
• Rue Félix Faure
Auparavant : rue de Fougères. Félix Faure (1841-1899) :
président de la République du 17 janvier 1895 jusqu’à sa mort.
• Rue Denet
Auparavant : rue dite Thori (nom d’un proprié-taire de
l’endroit). Louis Joseph Denet : maire de Cour-Cheverny sous la Restauration,
du 21 avril 1822 au 9 octobre 1831, puis conseiller municipal pendant la
Monarchie de Juillet durant le mandat du maire Jean Touchain à partir du 3 mai
1842, sous la IIe République. Il décède en 1850. M. Denet a fait un don de 4
000 francs au bureau de Bienfaisance.
Augustin Thierry |
Auparavant : rue Creuse.
A u g u s t i n Thierry est né en 1795 à Blois et décédé en 1856 à Paris. Il est « reconnu comme l’un des premiers historiens à avoir travaillé sur des sources originales ; il se démarque de ses homologues contemporains par une narration très vivante et presque romancée, mêlant érudition et imagination. On lui doit aussi la première étude critique des institutions communales françaises » (3). Il a donné son nom en 1872 au collège communal de Blois, qu’il a fréquenté de 1806 à 1811 avant d’entrer à l’École Normale.
En 1872, le maire communique au Conseil une lettre du préfet notifiant qu’un arrêté du mois de janvier du ministre de l’Intérieur accorde à la commune une subvention de 300 francs pour travaux d’utilité communale. Après consultation des propriétaires présents au Conseil, Messieurs de Sèze, Martinet, Cochet et Grasset, il est décidé que cette somme servirait « aux travaux de terminaison de la rue Creuse, et à l’achat d’un terrain mitoyen ». En 1924, un élargissement de la rue Augustin Thierry est demandé par le maire, dans les parties non encore bâties. « Le peu de largeur de cette voie conduisant à la gare des marchandises rend la circulation difficile quand deux véhicules se rencontrent ». Un plan d’alignement de cette voie est demandé. En janvier 1925, « l’élargissement du chemin vicinal n°13, rue Augustin Thierry est reconnu comme répondant à un besoin réel et incontesté. La largeur est limitée à 8 m, de plus il est admis la construction de trottoirs avec demi-caniveaux ; la largeur de la chaussée empierrée se trouvera de ce fait sensiblement élargie, de sorte que la circulation pourra s’y faire normalement ». Le projet est voté par 10 voix contre 2.
En 1926, le maire sollicite M. d’Ouvrier, propriétaire du château de La Favorite et des nombreuses terres l’entourant, pour acheter une bande de terre de 73 m² lui appartenant, au prix de 4 francs le m² pour élargir la rue. Un autre propriétaire est également sollicité pour une bande de terrain de 10 m de large, au même prix. Ce qui est accepté par le Conseil qui charge le maire de conclure ces achats.
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L’avenue de la Gare, devenue boulevard Carnot. |
Auparavant : avenue de la Gare. Sadi Carnot (1837-1894), président de la République française de 1887 à 1894, année où il fut assassiné. C’est en 1916 que le maire soumet au Conseil le projet d’élargissement de la ruelle allant du chemin de grande communication n°2 (actuelle rue Barberet) au chemin vicinal n°3 (rue Augustin Thierry). Une enquête dévoile qu’une protestation collective contenant 62 signatures a été déposée, contestant l’utilité du projet et les intentions du Conseil municipal concernant les dépenses à engager. Un argument mis en avant est l’inopportunité du projet en raison de l’état de guerre. Or ce projet a été élaboré début 1914, avant les hostilités. Il s’agit de terminer les formalités. De plus, « le gouvernement a exprimé le désir que les affaires reprennent leur marche normale pendant la guerre ». Le Conseil n’a pas l’intention d’engager des dépenses nouvelles pendant les hostilités, mais de terminer une affaire en litige... La protestation reproche également la dilapidation des fonds communaux ; le maire prouve que « ce sont des travaux d’assainissement qui ont été faits pour l’embellissement de la commune et réalisés à l’aide de "bonis", à la fin de chaque exercice. Et ce projet sera réalisé de la même façon. De plus, ce projet va contribuer à créer des emplacements pour bâtir et ainsi contribuer à l’embellissement de la commune. L’élargissement se fera au fur et à mesure des demandes d’alignement en payant aux propriétaires le terrain qui leur sera pris ».
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Boulevard Munier, autrefois rue de la Gendarmerie |
Auparavant : rue de Bracieux.
En 1862, Mme Barberet, de Pont-Chardon, fait don de 700 francs à la commune « valeur approximative de l’ancien cimetière » selon elle, en assortissant cette offre de certaines conditions (4) . Mme Barberet a fait « don de 20 000 francs au bureau de Bienfaisance, plus l’emplacement de l’usine à gaz, sur lequel a été construit le monument aux Morts en 1922- 1924 et inauguré en 1924 ».
• Impasse de la Convention
Auparavant : rue de la Convention. La Convention nationale est
un régime poli-tique français qui gouverne la France du 21 septembre 1792 au 26
octobre 1795 lors de la Révolution française. Elle succéda à l’Assemblée
législative et fonda la Première République. Elle fut élue, pour la première
fois en France, au suffrage universel masculin afin de donner une nouvelle
constitution à la France, rendue nécessaire par la déchéance de Louis XVI lors
de la journée du 10 août 1792 (3).
• Boulevard Munier
Auparavant : rue de la Gendarmerie (5).
Louis Laurent Munier, né le 16 janvier 1788 à Cour-Cheverny,
ancien négociant en vin à Paris, se retira à la fin de sa vie dans le faubourg
de Vienne à Blois. À sa mort le 6 août 1869, […] « par testament, il a légué
à la ville de Blois une somme suffisante à l’achat de 200 francs de rente
perpétuelle, lesquels doivent être employés à l’acquisition de quatre livrets
de caisse d’épargne à distribuer chaque année à quatre enfants de 12 à 16 ans
et sortant des écoles laïques de Blois » (6). En 1955 et 1956, 50 francs sont attribués à 3
filles et 1 garçon de Cour-Cheverny ; de 1957 à 1960, 250 francs sont attribués
à 2 filles et 2 garçons chaque année ; en 1961, 2,50 nouveaux francs à 2 filles
et 2 garçons ; et jusqu’en 1966, 5 nouveaux francs sont attribués chaque
année. Il semble qu’il n’y ait plus eu d’attribution après cette date.
Rue Fourché |
Auparavant : rue basse de l’Abreuvoir (2).
« M. Fourché a fait un don de 1 000 francs au Bureau de bienfaisance, pour les pauvres de la commune ».
• Rue Gambetta
Auparavant : rue Neuve ou rue de l’Église. Léon Gambetta
(1838-1882). Membre du gouvernement de la Défense nationale en 1870, chef de
l’opposition dans les années suivantes. Président de la Chambre des députés
(1879-1881), puis président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du
14 novembre 1881 au 30 janvier 1882 (3).
• Rue Decuves (écrit parfois Descuves)
Etienne Philippe Decuves, propriétaire d’une
closerie au Tertre à Cour-Cheverny. Par délibération du conseil municipal du
29 août 1822, Le maire, Louis Denet, informe que, « par testament du 8
avril 1822, M. Decuves Étienne Philippe a fait don et légué au Bureau de
Bienfaisance de Cour-Cheverny d’une rente annuelle et perpétuelle de 100 francs
hypothéquée sur sa closerie du Tertre, pour les pauvres de Cour-Cheverny ».
• Rue de Saint-Aignan
Auparavant dénommée « la ruelle menant à la Fontaine
Saint-Aignan ».
• Impasse Ribeiro.
M. Ribeiro a fait un don de 2 000 francs au Bureau de Bienfaisance.
Le document indique « Impasse conduisant aux maisons Leroux » mais on
ignore ce que désigne ce terme.
• Rue Leroy
Lors de sa séance du 13 août 1882, le maire donne au Conseil
municipal communication du testament olographe fait par Marie Alexandrine Le
Roy, demeurant à Versailles, où elle est décédée. Elle lègue les sommes
ci-après désignées « que mes légataires ne toucheront qu’au décès de mon
mari… Aux communes de Cour et Cheverny (Loir-et- Cher) la somme pour chacune
d’elles de six cents francs qui sera plus particulièrement employée pour les
orphelins ». M. Leroy a donné une rente annuelle et perpétuelle de 22
francs en faveur d’un orphelin de la commune de Cour-Cheverny.
Pour d’autres rues, la décision du Conseil
municipal n’est pas datée à ce stade de nos recherches, mais nous pouvons
cependant publier quelques précisions :
• Rue Martinet
Auparavant : rue de Pigelée. Ce nom désigne maintenant la voie
qui part du giratoire et longe la RD 765.
Eugène Martinet : conseiller municipal sous le Second Empire
durant le mandat de Louis Pierre Ganne, à partir du 14 août 1853, puis
président par délégation spéciale (et non maire) de Cour-Cheverny désigné par
le préfet sous le Second Empire, du 29 septembre 1870 au 11 mai 1871. Il sera
à nouveau conseiller municipal durant le mandat du maire Alphonse Bonamy du 11
mai 1871 au 3 janvier 1886.
• Square Fernand Brunet
C’est une dénomination méconnue car il n’y a pas de plaque la
signalant, mais l’emplacement du Monument aux morts est bien nommé ainsi,
comme indiqué sur le site de la mairie. Edouard Fernand Brunet est né en 1893 à
Savigny sur Braye. Engagé volontaire en 1913 à Cholet, il entreprend une longue
carrière militaire qui le mènera au grade de lieutenant-colonel. Il combat
durant les 5 années de la Première Guerre mondiale, notamment à Verdun. Il est
blessé à deux reprises en 1916 et 1917, et reçoit de nombreuses médailles et
citations qui soulignent son engagement et sa bravoure au combat. Il épouse en
1921 Rolande Leroux originaire de Cour-Cheverny où le couple s’installe. Cette
même année, il intègre l’École militaire de Fontainebleau comme instructeur,
puis devient professeur adjoint à l’École militaire de l’infanterie en 1925 et
intègre l’École supérieure de guerre en 1931. Il est fait prisonnier le 26 juin
1940 et envoyé à l’OFLAG XB (7) de Nienburg-sur- Weser en Allemagne pendant 5
ans. Il est libéré le 26 avril 1945 par les Alliés. Revenu à Cour-Cheverny à la
fin de sa carrière militaire, il en devient le maire en 1953 jusqu’à son décès
en 1970.
Plus tard
Suite à la délibération municipale du 12 décembre 1964, le maire
décide « d’honorer la mémoire de deux enfants de Cour-Cheverny qui ont
acquis une certaine notoriété dans les arts » : à savoir Pascal Forthuny et
Paul Renouard.
Pascal Forthuny |
Pascal Forthuny (1872-1962) (8). Forthuny est le pseudonyme de Georges Cochet, érudit, artiste peintre, poète, romancier et sinologue. Son père était né à Cour-Cheverny et Pascal Forthuny venait très souvent à Cour-Cheverny chez ses grands-parents. À la disparition de ces derniers, il fréquentait l’hôtel des Trois Marchands, et s’il n’y avait plus de chambre disponible, il logeait à proximité chez l’artisan bourrelier-matelassier Eugène Berrué, dont le père était né à Cour-Cheverny (à l’emplacement actuel du Crédit Agricole).
Pascal Forthuny avait aussi des dons de médium et a publié de nombreux ouvrages traitant des phénomènes psychiques. Extrait de la délibération du conseil municipal du 8 août 1960 : « Le maire, M. Brunet, lit au conseil la lettre de Pascal Forthuny du 12 janvier 1960 qui offrait à la commune 480 exemplaires de ses oeuvres (parmi lesquelles « Pour les roses futures » - 1955 - Éditions de l’ICP à Paris), sous la seule condition d’en prendre livraison à Paris, boulevard de Magenta, et d’en disposer au mieux pour maintenir le souvenir de l’auteur dans notre commune, où il a passé son enfance et sa jeunesse ». Le Conseil décide d’accepter cette offre. Le transport et leur dépôt à la mairie de Cour-Cheverny ont lieu le 27 juin 1960, par les messageries Chandon de Blois, pour un mon-tant de 22,44 NF que la commune mandatera au transporteur.
Citons également le « Prix de poésie Pascal Forthuny » : c’est un prix annuel de l’Académie Française créé en 1959, qui récompense un auteur de poèmes de deux cents vers maximum, quel que soit le genre. Il a été décerné de 1966 à 2006.
Paul Renouard |
Paul Renouard : peintre et illustra-teur, né à Cour-Cheverny en 1845. Issu d’une famille modeste (son père est sabotier) d’origine solognote, il part, dès l’âge de 14 ans, à Paris pour gagner sa vie en tant que peintre en bâti-ment, puis se consacre à son art, dans lequel il rencontre beaucoup de succès (9).
En février 1924, Edouard Fillay, président de l’école de la Loire à Blois, par courrier au maire de Cour-Cheverny, demande « à ce que le nom du maître Paul Renouard, enfant du pays, soit donné à une rue ou à une place de la localité, en souvenir de ce grand artiste, parti d’une origine tout à fait modeste et qui arriva à la plus haute notoriété artistique ». Le Conseil municipal de Cour-Cheverny décide de donner à la salle des délibérations du conseil le nom de Paul Renouard, et de faire apposer une plaque en marbre sur la façade de la maison qui a vu naître cet illustre enfant du pays, et perpétuer ainsi le souvenir de cet artiste que fut Paul Renouard.
Au n° 82 de la rue Nationale, on peut voir la plaque « Maison natale de Paul Renouard - 1845-1924 ».
À noter que l’école primaire publique de Cour- Cheverny porte également son nom.
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Rue Gilette dans sa partie devenue aujourd’hui avenue de Verdun. |
Nous n’avons pas retrouvé l’origine exacte de la dénomination de cette rue. L’hypothèse la plus vraisemblable serait que le « Chemin vicinal n°7 » désigné ainsi en 1877 et même avant 1854 (10) aurait pris le nom de rue Gilette du fait qu’il menait à une maison ou un terrain appartenant à un propriétaire portant ce nom, comme nous l’avons déjà explicité pour d’autres lieux (11).
Précisons également que Gilette est un pré-nom féminin assez rare, utilisé notamment dans les années 1920, ou masculin très ancien comme l’indique le site généalogique Filae, devenu également un patronyme.
En 1907, les propriétaires de la rue Gillette adressent une pétition au maire, demandant à ce « que les ormeaux plantés dans cette rue soient abattus car ils causent aux propriétaires riverains des dégâts appréciables de nature à motiver cet abattage, mais que d’un autre côté leur ombrage est très utile en été, et est un embellissement pour le pays. A l’unanimité, il est décidé que ces arbres seront vendus et abattus, à la condition qu’ils soient remplacés par d’autres d’une essence moins nuisible et plus belle, et que les propriétaires consentent à les laisser planter à la même distance de leur propriété que ceux existants de manière à ne pas rétrécir la voie ».
• Autres voies urbaines de la commune
En mars 1966, « Les amicales d’Anciens com-battants et
Victimes de guerre, des Anciens prisonniers de guerre ont adressé à la mairie
des courriers demandant que des noms, commémorant des grandes dates des
campagnes 1914-1918 et 1939-1945 soient donnés à des voies urbaines de
l’agglomération. Seul le monument aux morts et un square main-tiennent ces
souvenirs à Cour-Cheverny ».
Le Conseil à l’unanimité décide :
• « de dénommer boulevard de Verdun (aujourd’hui
avenue) la partie de la rue Gillette entre le carrefour de Talcy (RD 102) et le
boulevard Munier. Le nom de rue Gillette restera à la partie de cette rue
entre le boulevard Munier et la RN 765 ».
• « de réserver le nom de rue du 8 Mai 1945 à la
partie de la voie communale n°3 entre son intersection avec la RN 765 (actuellement
rue Nationale) et le passage à niveau des Carelles. Cette dénomination ne
sera effective qu’après le classement dans la voirie urbaine de cette portion
de voie communale n°3. Ce qui sera fait dans de brefs délais puisque des
constructions sont déjà réalisées dans le lotissement bordant ces voies ».
Dans cette même catégorie, citons également la rue du 11
Novembre 1918 et la rue des Anciens combattants d’Afrique du Nord (AFN)
qui ont été tracées sur l’ancienne voie de chemin de fer Blois-Romorantin ; les
anciennes maisons de garde-barrière dite des Carelles et celle de la rue
Barberet en sont les témoins.
Les autres voies et lieudits de Cour- Cheverny
Sur les plans et/ou les cartes, on repère environ 300 noms pour
désigner l’ensemble des voies et lieudits de la commune… : un beau programme de
recherche, quand on sait que jusqu’à présent, nous n’avons évoqué qu’une
cinquantaine d’entre eux dans nos publications…
P. L. & F. B. ■
Sources :
L’essentiel des éléments publiés ci-dessus ont
été ras-semblés par Françoise Berrué, extraits des archives municipales de
Cour-Cheverny. Certains d’entre eux ont été publiés dans les Bulletins
municipaux de 1989 à 2004. Nous remercions Jean-Alain Jutteau, petit-fils de
Fernand Brunet qui nous a donné accès aux archives de sa famille
(1) La Grenouille n°45 – « La vie difficile à Cour-Cheverny de 1939
à 1947 » / Françoise Berrué.
(2) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires - Éditions Oxygène Cheverny 2018 - page 104.
(3) Wikipédia.
(4) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires - Éditions Oxygène Cheverny 2018 - page 112.
(5) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires » - Éditions Oxygène
Cheverny 2018 - page 120 et La Grenouille n° 45 – « Quand La Grenouille mène
l’enquête… à propos de la Gendarmerie ».
(6) Blois, le dictionnaire des noms de rue - Pascal Nourisson –
Editions CLD – 2003
(7) OFLAG : abréviation de Offizier-Lager « camps d’offi-ciers » ;
c’est le nom donné en Allemagne aux camps de prisonniers de guerre destinés aux
officiers durant la Seconde Guerre mondiale (Wikipédia).
(8) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires » - Éditions Oxygène Cheverny 2018 - page 102.
(9) La Grenouille n°47 - « Paul Renouard croque les animaux de la ferme
» ; et La Grenouille n°16 - Juillet 2012 - « Renouard de Cour-Cheverny ».
(10) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires - Éditions Oxygène Cheverny 2018 - page 120.
(11) Extrait du livre « Les grandes heures de Cheverny et
Cour-Cheverny en Loir-et-Cher… et nos petites histoires » - Éditions Oxygène Cheverny
2018 - page 295.
La Grenouille n°52 - Juillet 2021
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