La mezzanine
Commençons la visite par une curiosité : avant qu’elle ne soit murée (au XXe s.), l’accès à la mezzanine du premier étage (sur la partie arrière de la nef principale) pouvait se faire par un escalier et une porte ouverte sur le côté gauche du porche du XIIe s. sous le caquetoire. Un espace clos avait en effet été aménagé dans cette partie du caquetoire et la porte murée est encore visible à l’extérieur. C’est dans cette galerie du premier étage que se trouvait l’orgue autrefois. L’accès actuel de la galerie se fait par l’intérieur de la « tour » du clocher qui date vraisemblablement de la construction de l’église au XIIe s.
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L’intérieur de l’église vu de la mezzanine. |
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Accès à la mezzanine de l'étage par la tour du clocher |
Ce qui caractérise l’église Saint-Étienne, c’est qu’elle est
devenue une église seigneuriale après l’aménagement par Henri Hurault d’une chapelle
seigneuriale sur le coté sud du choeur (à l’emplacement de l’actuelle
sacristie), en même temps qu’il faisait construire le château actuel à partir
de l’année 1624. À cette occasion, les restes et les plaques funéraires des
Hurault sont transportés dans la nouvelle chapelle. Malheureusement, la
chapelle fut détruite après la Révolution française (vraisemblablement en
1793). Les plaques funéraires et les tombes furent brisées et les ossements
dispersés. C’est après avoir racheté le château en 1825 qu’Anne Denis Hurault,
marquis de Vibraye, fait rassembler et recoller les morceaux épars des plaques
funéraires qui sont alors disposés autour de l’autel de la Vierge où elles sont
encore visibles aujourd’hui.
La statue située à gauche du maître autel représente
Saint-Vincent, diacre espagnol qui aurait été martyrisé à Valence en l’an 304.
En France, il est le patron des vignerons (l’origine la plus vraisemblable de
ce patronage tient à son nom : vin et sang, le vin est le sang de la vigne).
Une messe a lieu chaque année le 22 janvier à l’occasion de la fête des
vignerons. Le tableau situé au centre représente SaintÉtienne, diacre, patron
de l’église et premier martyr chrétien.
À droite de la chaire, un grand tableau
représente une vierge de douleur, accompagnée de Saint-Jean. Cette peinture,
offerte en 1855 à la paroisse de Cheverny par Napoléon III, est l’une des
nombreuses copies de maîtres italiens ou espagnols que l’empereur offrit aux paroisses
de France (via sa liste civile qui était notamment chargée des dons aux églises
et aux musées de provinces).
L’abbé Cholet

Les
fonds baptismaux en marbre noir sont du XVIIIe s. Le vitrail sud du choeur
représentant les armes de Cheverny a été offert par la municipalité en 1995.
Enfin
on peut a p e r c e v o i r , à gauche du choeur, et à hauteur de plafond, une
fenêtre composée de croisillons en bois qui permettait aux soeurs cloîtrées d’assister
à la messe sans être vues.
Le Héron - La Grenouille n°38 - Janvier 2018
Source : docteur Frédéric Lesueur : les
églises de Loir et Cher - ADLC.
Dessin : Cornélia Dégremont.
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Vitrail de l'annonciation |
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Vitrail aux armes de Cheverny |
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