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Réquisition des automobiles |
L’écriture est identique à celle des comptesrendus des
délibérations des conseils municipaux, on peut penser que c’est le secrétaire
de mairie de cette époque, monsieur Hamonière, qui l’a rédigée.
« La guerre a éclaté le 3
septembre 1939, la mobilisation s’est effectuée sans incident notable. La vie a
suivi son cours un peu désaxé par suite des événements, jusqu’au mois de mai
1940 où les mauvaises nouvelles font leur apparition : nos troupes reculent. La
population du Nord et de la Région parisienne précède et accompagne nos troupes
en retraite, les réfugiés sont nombreux, les difficultés sont également très
nombreuses pour venir en aide à ces malheureux.
Enfin, en juin 1940, un
détachement de troupes françaises est en position à Cour- Cheverny. Le pays est
bombardé, quelques obus tombent sur divers points de la commune, en particulier
région de l’abattoir et du pont de Beignon ; quelques dégâts matériels, un
civil a été tué dans les champs, il repose au cimetière de la commune. Les
Allemands prennent possession de la commune le 20 juin 1940 après un accrochage
avec le détachement des tirailleurs algériens, au cours duquel un ennemi est
tué. Il a été enterré dans le cimetière communal et a été exhumé par ses
congénères au cours de l’année 1943. L’ennemi a occupé Cour-Cheverny du 20 juin
1940 au 20 juin 1941. Occupation au cours de laquelle les Allemands ont
appliqué, sans grand succès, les systèmes de vexations et de petits
empoisonnements journaliers. La commune a eu à subir une surveillance à peu
près constante de la part des Allemands. Quelques habitants ont été arrêtés et
plusieurs envoyés en Allemagne. Les réquisitions de toutes natures, personnes
et produits agricoles ont été appliquées. La population a résisté dans toute la
mesure du possible aux exigences de l’ennemi. D’autre part, les attributions du
ravitaillement et distributions de toutes natures sont réglées par un système
complexe de cartes et de bons de toute sorte : cartes d’alimentation et
feuillets de pain, de viande et matières grasses et diverses, de tabac, de
vêtements et textiles, cartes de jardinage, cartes de grossesse, travailleurs
de force et régimes spéciaux pour maladies, cartes de lait, etc. Bons de
pétrole, de carbure, de bougies, d’alcool, bons de matières pour matériel
agricole, bons pour ustensiles ménagers et vaisselle, bons de semences, de
mèches soufrées, rationnement de l’électricité, attribution de bons de braise
et de bois, bons pour cercueils, autorisations de circuler pour autos et
camions avec bons d’essence, d’alcool, huile etc, cartes de pneumatiques, bons
d’achat de pneumatiques pour vélos et chambres à air, etc.
Et tout le cortège
de réclamations et de mécontentements, car naturellement, on ne peut pas
toujours avoir ce dont on a envie ou besoin… Difficultés qui finissent toujours
par s’aplanir ou s’estomper !!
La commune a été encore occupée par les Allemands
du 20 septembre 1943 au 20 novembre 1943 (par une compagnie de transmissions). La
grande salle du conseil a été, malgré nos efforts, transformée en salle
d’instruction pour les radio-télégraphistes ennemis. Les écoles ont été
également occupées. Il n’y a pas eu d’incident grave pendant cette période.
Juin,
juillet, août 1944…
La commune héberge 500 réfugiés. À leur tour, les Allemands
connaissent la défaite. À leur tour, ils reculent et sont traqués par les
F.F.I. (forces françaises de l’intérieur), ces derniers leur mènent la vie
dure. Durant quinze jours, c’est un défilé continuel de jour et de nuit des
troupes allemandes en retraite. Ils se dirigent vers l’est… toutes les routes et
chemins sont encombrés par les fuyards, qui abandonnent une partie de leurs
rapines en route.
Les F.F.I. les harcèlent sans relâche et suivent leur chemin,
ils connaissent les patrouilles de surveillance et les attaquent en quelque endroit
propice… La ferme de la Guillonnière est incendiée à la suite d’un coup de main
contre un camion de munitions. Un cadavre allemand a été retrouvé dans les
environs des Murblins. Il a été inhumé à l’entrée du cimetière de
Cour-Cheverny. Un acte de décès a été dressé vers mai 1944. Les F.F.I. ont à
plusieurs reprises tenté de faire sauter les ponts sur la ligne du chemin de
fer. Ils ont entravé aussi le passage des trains jusqu’au moment où le pont du
chemin de fer sur la Loire a été détruit par un bombardement aérien de nos
alliés. Les Allemands ont, en partant, pillé plusieurs maisons et enlevé des camions,
voitures et chevaux. Enfin, après bien des menaces de la part de l’ennemi à la
mairie (les Allemands ont l’air de redouter particulièrement les groupes
F.F.I.), la population n’a pas souffert dans les corps de ce passage de
déroute, et en août 1944, les derniers Allemands ont quitté le territoire de la
commune.
Une partie de la population a eu à souffrir au point de vue du
ravitaillement et du chauffage. Actuellement, la situation semble s’améliorer lentement.
La commune a eu une centaine de prisonniers en 1940, plusieurs hommes ont été
déportés pour le travail obligatoire en Allemagne. Trois jeunes gens de
Cour-Cheverny ont été tués par l’ennemi au cours de combats entre F.F.I. et
Allemands dans les environs de la commune. Cinq hommes sont morts durant la
période 1939-1940 du fait de la guerre. Maintenant, une grande partie de la
France est libérée du joug ennemi, mais la guerre n’est pas finie. Nos
prisonniers et déportés ne sont pas rentrés et des hommes vont probablement repartir.
La commune a eu à héberger du 21 septembre 1944 au 17 novembre 1944, un
escadron de 8e cuirassiers et l’état-major du régiment. Cela semble bon de faire
un peu du bien aux soldats français qui vont partir vers l’Atlantique pour
mettre à la raison les Allemands qui seront encore retranchés dans diverses
régions et délivrer ces parties de la France qui souffrent de l’oppression allemande.
Fin 1945 - Depuis plusieurs mois, la France est entièrement libérée, tous nos
prisonniers sont rentrés. Un seul manque à l’appel, tué à Koenisbergh. Les
choses vont-elles finir par s’arranger ?... Attendons … ».
Dès le 5 mai 1940, une circulaire
préfectorale notifie la suppression de la prime à la natalité. Ces primes à la
natalité sont rétablies en 1947 pour les années 1946 et 1947 : pour le 1er enfant : 500 fr ; le 2e enfant : 700 fr ; le 3e enfant : 1 000 fr ; le 4e enfant : 1 300 fr ; le 5e enfant : 1 600 fr ; 6e et plus : 1 900 fr. On en mesure le résultat dès 1946. L’évolution
des naissances, à la fin de la guerre, permet au maire M. Chéry de contester,
en juin 1946, la fermeture d’une classe de garçons proposée par l’Inspection
Académique, « du fait de l’augmentation actuelle » des naissances.
La lecture des
comptes-rendus des conseils municipaux de 1938 à 1950 permet de constater les
difficultés rencontrées durant les années de guerre par la municipalité et par la
population, « en raison des circonstances actuelles » répète souvent le maire.
Comme
durant la Première guerre mondiale, cette période est marquée par une
diminution du nombre des réunions du Conseil.
Quant à l’ordre du jour, dès
1939, il est flagrant de constater que les principaux sujets traités concernent
l’aide sociale, l’établissement du budget, qui se révèle de plus en plus
difficile d’année en année faute de ressources, le problème des salaires du
fait de l’inflation, et le souci pour la municipalité d’essayer de faciliter la
vie quotidienne au travers des divers autres sujets.
La gestion des demandes
d’aide sociales, revient systématiquement à chaque réunion.
Ces aides sociales
concernent :
- l'assistance médicale gratuite ;
- l’aide aux femmes en couches
;
- la perception d'une allocation journalière (par ex. : une veuve demande à
percevoir une allocation journalière pendant la présence de son fils sous les
drapeaux. Le Conseil décide que l’intéressé est le seul soutien de sa mère et
accorde l’allocation de 40 francs) ;
- la prise en charge d’internements
(onéreux) pour la Maison de santé départementale de Blois, souvent elle
concerne des femmes veuves atteintes de maladies incurables ;
- l’assistance
aux vieillards sans ressources, vivant souvent seul(e)s : l’accord est partiel avec
participation des enfants (40 francs) quand cela est possible ;
- l’aide à la
famille : par exemple demande d’aide pour le 5e enfant, l’aîné a 7 ans ; ou encore aide pour le 8e enfant, l’aîné a 13 ans… Différents cas sont analysés
: une famille de 4 enfants, une autre de 5 enfants ou encore une de 8 enfants
demandent des aides à la famille : la commission refuse car les demandeurs
peuvent travailler même en hiver. En juin 1941, le montant de l’assistance aux vieillards
passe de 40 francs à 70 francs avec une majoration de l’État portée à 80 francs,
ce qui fera 150 francs pour les vieillards.
La liste des demandeurs des aides
sociales est établie chaque année et les situations vérifiées. C’est ainsi
qu’en 1946, il est décidé que les titulaires d’un permis de chasse seraient radiés
de la liste des bénéficiaires de l’aide sociale. Il en est décidé de même pour
les familles dont le mari ou le père est rapatrié, rentré de déportation en
1945 ou 1946.
En novembre 1943, l’assistance aux vieillards, infirmes et
incurables est revalorisée à 175 francs par mois au 1er juillet 1943.
Les affaires diverses
- Lors de la séance du conseil en
février 1940, des irrégularités sont reprochées au maire, Henri Duru,
concernant le Bureau de bienfaisance. Le maire dit qu’il versera le montant des
irrégularités qui lui sont reprochées, il annonce qu’il va démissionner et
quitte la salle. Les conseillers décident d’adresser un courrier au préfet.
-
En mai 1940, Louis Sauvage, adjoint, fera fonction de maire.
Ce même jour, le
président de séance du conseil municipal demande à l’assemblée de bien vouloir
donner le nom du maréchal Pétain à une des principales avenues de la commune, « en l’honneur des
services que le chef de l’état rend à la patrie ». Le conseil décide qu’à partir
de ce jour, 9 février 1941, l’avenue de la République s’appellera désormais « Avenue du maréchal
Pétain ».
Du 20 juin 1940 au 20 juin
1941 Cour- Cheverny est occupée par les Allemands
Dans la lettre datée de septembre
1944, le secrétaire de mairie indique que « des réquisitions de toutes natures, personnes
et produits agricoles ont été appliquées… auxquelles la population a résisté
dans la mesure du possible ».
Les réquisitions
Les compte-rendus des conseils municipaux ne font
jamais état des réquisitions, c’est aux Archives départementales que sont
conservés les documents les concernant :
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- réquisitions de bois de chauffage
pour les besoins de l’armée d’occupation en 1941 ; les sommes à payer étaient
fixées par l’administration des forêts, le règlement était adressé par le
percepteur aux habitants ;
- réquisition des locaux de la gendarmerie pour
loger des officiers, sous-officiers et brigadiers allemands ;
- réquisitions de
véhicules automobiles, souvent des véhicules utilitaires, plutôt récents, ce
qui s’avérait préjudiciable pour le bon fonctionnement des entreprises de la
commune. Même une moto fut réquisitionnée ! Un commerçant avait mis son
véhicule récent sur cales, retiré les sièges et mis hors d’état de démarrer
pour être sûr de le conserver, ce qui fut efficace. Des indemnisations étaient versées
aux propriétaires ;
- réquisitions de logements : très nombreux sont les
habitants de Cour-Cheverny qui ont dû, de gré mais surtout de force, loger les occupants.
Une centaine de logements a été concernée. Des indemnités fixées par la commission
d’évaluation des réquisitions d’immeubles, en fonction du nombre de jours d’occupation,
ont été versées par le percepteur aux prestataires, par semestre ;
- il faut
ajouter les réquisitions de petits matériels, d’outillages divers...
Ces
situations recouvrent « des vexations et petits empoisonnements journaliers » évoqués dans cette lettre.
Le comité d’entr’aide aux
prisonniers de guerre de Cour-Cheverny
Dès 1941, un comité d’entr’aide aux prisonniers de
guerre de Cour-Cheverny est constitué.
Président d’honneur : Georges Bégé,
maire de Cour-Cheverny ;
- président : M. C. Goube ;
- vice-président : M. A.
Liège ;
- secrétaire-trésorier : M. F. Barré ;
- secrétaire-trésorier adjoint :
M. E. Berrué.
C’est la famille qui doit, en principe, secourir les prisonniers
de guerre, mais le comité est formé pour apporter son aide matérielle aux
prisonniers qui ont des familles dans le besoin, ainsi que son aide morale à
toutes les familles de prisonniers, aisées ou non.
L’aide matérielle est accordée
à toutes les familles, sans distinction, à titre remboursable, principalement
pour les denrées que les familles ne peuvent se procurer sans tickets, ou
trouver difficilement dans le commerce. Ces mêmes denrées seront fournies à
titre gratuit ou semi-gratuit aux familles dénuées de ressources, ne leur
permettant pas de ravitailler suffisamment leurs prisonniers.
L’aide morale est
accordée à toutes les familles de prisonniers de guerre, sans aucune distinction
d’origine, de conditions, d’opinions.
Fonctionnement de l’oeuvre
« Les denrées qui seront
fournies par le comité départemental de Blois, ou que le comité pourra se
procurer, seront livrées aux familles aisées au prix de revient et remises gratuitement
ou semi-gratuitement aux autres familles ; elles seront entreposées au siège du
comité, chez M. Eugène Berrué. Les familles de prisonniers pourront y venir les
premier et troisième mardis de chaque mois, de 14 h 30 à 17 h. Elles y
apporteront tout ce qu’elles désirent envoyer à leurs prisonniers, y compris
ficelle, emballage et l’étiquette d’adresse réglementaire. Le comité ajoutera dans
le colis les denrées qu’il pourra fournir, terminera le colis lui-même devant
les familles et en assurera l’expédition. En aucun cas, les denrées vendues ou
remises gratuitement par le comité ne peuvent servir à un autre usage que
l’envoi aux prisonniers. Le comité a reçu des instructions formelles du Service
du ravitaillement d’assurer lui-même l’emballage et l’expédition de ces colis ».
Fournitures
« Actuellement, le comité
peut fournir aux familles des prisonniers : rillettes de porc en boîtes de 125
g ou 250 g ; confitures de cassis et pommes en boîtes, sucre, sardines, etc. Il
pourra également se charger, pour les familles qui le désirent, de faire souder
et étuver les boîtes de conserve confectionnées par les familles et qui leur
seraient remises ensuite pour envoyer à leurs prisonniers ».
Ressources du comité
- 1 500 francs : subvention de la
commune de Cour-Cheverny ;
- 300 francs : Bureau de bienfaisance ;
- 450 francs
: groupement qui a recueilli des fonds pour l’envoi de colis aux soldats du
front ;
- 110 francs : membres du Bureau de bienfaisance. Soit un total de 2
300 francs.
Mais cette somme, qui paraît importante, est insignifiante. Le
comité doit payer comptant toutes les denrées, ce qui nécessite un fond de
roulement suffisant. Le maire de Cour- Cheverny entame des démarches pour
obtenir une dérogation de l’Intendance de façon à faire confectionner des
boîtes de conserves de viandes. Il faudra, si le comité obtient cette dérogation,
prévoir une somme sérieuse pour faire fabriquer une assez grande quantité de boîtes
afin d’obtenir un prix intéressant. Enfin, les denrées remises à titre gratuit
ou semi-gratuit viendront diminuer les ressources.
Le comité a donc l’idée de
faire appel au concours des dames et demoiselles de Cour- Cheverny pour quêter
dans toute la commune, avec l’accord des autorités supérieures. « Les dames et les
demoiselles, toujours si dévouées, seront assez éloquentes pour que cette
collecte soit plus élevée que toutes celles qui ont été faites jusqu’ici.
Secourir nos prisonniers, aider leurs familles, est un devoir primordial.
Il
peut arriver que des personnes, à la campagne, préfèrent donner un poulet, un
lapin, plutôt que de l’argent. Les quêteuses accepteront ces dons en nature qui
seront transformés en boîtes de conserves pour nos prisonniers. Le comité de
direction charge 20 quêteuses, groupées par 2, de visiter régulièrement les habitants,
les rues de la commune étant réparties en 7 secteurs ».
Classement des familles
Les denrées que le comité pourra
obtenir seront remises à titre onéreux ou à titre gratuit ou semi-gratuit. Il y
a donc lieu de déterminer le classement des familles des prisonniers en trois catégories
:
- familles aisées ;
- familles dénuées de ressources ;
- familles ni aisées,
ni complètement dénuées de ressources.
2 instituteurs et 7 élus seront chargés
de ce classement tout en y apportant la plus grande discrétion.
Ces relevés
seront remis par écrit au siège du comité au plus tôt, de façon à faire
bénéficier les familles qui auraient droit à la remise gratuite ou
semi-gratuite des denrées.
Les colis seront confectionnés par quelques jeunes
gens de Cour-Cheverny. Ils seront au minimum trois chaque mardi de distribution
des denrées.
68 prisonniers sont inscrits à la mairie de Cour-Cheverny. Il est
certain que toutes les familles de prisonniers ne se sont pas fait inscrire à
la mairie : ce nombre de 68 est donc inférieur à la réalité.
Le comité de
Cour-Cheverny a été désigné par le comité départemental pour agir comme comité
régional pour les communes de Cheverny, Chitenay, Cormeray, Cellettes, Seur.
Chacune de ces communes formera un comité local indépendant, le comité de Cour-Cheverny
sera chargé seulement de leur répartir les vivres qu’il reçoit du comité départemental.
C’est une mobilisation exceptionnelle de solidarité inter-générationnelle qui a
été mise en place, regroupant les femmes et les hommes de la commune, du
médecin au notaire, en passant par les enseignants, les commerçants, les
artisans, les agriculteurs, des châtelains, en y associant les plus jeunes... Ce
service a fonctionné jusqu’à ce que les prisonniers de guerre réintègrent leur
foyer.
Régulièrement, lors de la séance du conseil, comme en mai 1941, le maire
propose une collecte pour les prisonniers de guerre de la commune. En novembre
1942, Eugène Berrué demande la prise en charge de la location des locaux situés
dans la cour de l’Image (1), en centre bourg, et utilisés par la comité d’entr’aide pour
confectionner les colis : c’est le comité directeur qui devra prendre en charge
ce règlement.
Les travaux urgents à l’église
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Les travaux de l'église de Cour-Cheverny envisagés en 1943-1944 |
En octobre 1942, René Bégé fait connaître, qu’à son
avis, la toiture de l’église est en mauvais état avec risque d’aggravation et
propose de faire le nécessaire pour entreprendre les réparations qui paraissent
importantes.
La situation financière ne permettant pas de payer les frais
d’entretien, il est chargé de solliciter un emprunt auprès du Crédit Foncier ou
autre. Voir aussi si l’église pourrait être classée monument historique en
raison de certaines particularités. Le service compétent de la Préfecture
n’accepte pas de retenir le classement de l’édifice. La réalisation des travaux
est prévue en 3 tranches :
- la première, en 1943, porte sur le campanile de la
façade principale et les deux versants, sur une longueur de 13 mètres ;
- la 2e tranche porte sur la réfection complète du clocher. Un
emprunt de 97 000 francs est réalisé au Crédit Foncier sur 30 ans, payable par
semestre. Il est prévu une imposition supplémentaire pendant 30 ans pour le
remboursement de l’emprunt !
En novembre 1944, une subvention de 34 000 fr est
accordée par l’État pour la partie de toiture restaurée. En outre, le conseil
propose que le curé soit pressenti pour obtenir que les fidèles participent à
une collecte pour couvrir une partie des dépenses engagées.
Les travaux de
restauration sont réalisés de janvier à juillet 1944. En juin 1944, les
autorités d’occupation n’accordent pas la possibilité de poursuivre les travaux
de la 2e tranche de l’église, concernant la réfection du
clocher.
- des difficultés rencontrées par les familles et par la commune pour la gestion du quotidien ;
- des « kommandos » de prisonniers allemands au sein de la commune.
Françoise Berrué - La Grenouille n° 45 - Octobre 2019
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